Archive des articles "Cuisine imaginaire"

Un cuisinier de métier ou un amateur éclairé nous livre une de ses recettes. Mais la condition est qu'elle soit inventée. Qu'on ne puisse pas la trouver dans les livres.

Sommaire
M'Alice...

C'est pour cette rubrique que le choix a été le plus difficile. À qui allais-je demander la recette imaginaire ? Au Chef triplement étoilé Régis Marcon chez qui elle projettait (et rêvait) de faire son prochain stage ? Au Chef Chanroux, son professeur à Ferrandi ? À Xavier, rencontré dans cette même école ?

Finalement mon choix s'est porté sur deux de ses amies et camarades de promotion : Louise Monéger et Laetitia Visse. Je leur ai demandé de faire une recette qui aurait plû à Alice ou qu'elle leur aurait enviée. 

Alice étant passé maître dans l'art des macarons - elle en a fait des milliers -  (d'aucuns disent même qu'elle avait dépassé celui qu'elle considérait comme son maître : Pierre Hermé...), Louise et Laetitia sont donc parties de la recette du macaron et ont eu envie de la détourner en s'amusant.
Du nom au résultat final, c'est une vraie réussite...

Numéro 11 Été 2010

Pastilla aux fruits de mer

J'ai rencontré Samira à la "soirée de filles" organisée par ma sœur Agnès. C'était la première fois que Samira y participait et elle a enchanté tout le monde avec son sourire généreux, sa gentillesse, son énergie. Et ses samosas maison.......
Quand je lui ai proposé de participer à ce numéro elle a dit oui tout de suite. Et pleine d'idées comme toujours, elle ne m'a pas proposé une mais trois recettes. Juste pour le plaisir, je vous les cite :
. Pastilla aux fruits de mer
. Tagine de volaille aux poires
. Couscous aux raisins secs et oignons (qui n'a pas grand chose à voir avec le couscous aux viandes et légumes que tout le monde connaît).

Samira a finalement choisi la pastilla aux fruits de mer. Mais qui sait, nous vous présenterons peut-être plus tard les autres recettes. Ou encore de nouvelles....

Numéro 10 Hiver 2010

Giôza japonais au fromage

Tomoko Nakayasu m'a été présentée par Xavier, qui veut devenir Chef et fréquente ses cours de cuisine.
Je savais que ce serait une bonne recommandation.
Tomoko a tout de suite dit oui. Par contre deux choses la gênaient par rapport à l'idée de recette qu'elle avait en tête : sa facilité déconcertante et le fait que ce soit sa maman et non elle qui l'ait imaginée. C'est justement ce qui m'a plu. Une recette que TOUT LE MONDE pouvait réussir et l'idée de la transmission.

À vos baguettes !...

Numéro 9 Automne 2009

Œuf au plat renversens et chamboulement de légumes

Lors de l'atelier de Design culinaire animé par Tiphaine Campet, Lucie Buchard et Elsa Campion ont monté un projet pour participer aux 4èmes Rencontres art, sciences et gastronomie, dont le thème était cette année « Modernisons nos traditions ». Avec l'obligation d'utiliser au moins un additif alimentaire.

J'ai eu envie de vous faire découvrir le travail de cette jeune équipe pleine de promesses.

Numéro 8 Printemps 2009

Cuisses de canard laquées au sirop d’érable (Maple duck)

Anne de Ravel, journaliste culinaire d'origine languedocienne ayant émigrée aux États-Unis, cherchait deux idées de recette. Une autour du sirop d'érable pour un article culinaire sur le Carnaval et Mardi gras au Québec. Et une autre pour accomoder les cuisses de canard, mets trop peu utilisé à son goût.

Elle eut l'idée de les associer. Ainsi commence sa recette....

Numéro 7 Hiver 2009

L'étendart à linge d'Alice

Pour participer aux 3èmes Rencontres Cuisine, Art et Gastronomie, Laurent Maire a composé une recette merveilleuse.

A mi-chemin entre le monde magique de Lewis Caroll et le théâtre d'ombres. Avec bien sûr aussi une vraie surprise en bouche. Une surprise multiple.

 

Numéro 6 Printemps-Été 2008

« Persistance Rétinienne Sucrée » autour du Kitsch

Tiphaine m'a proposé de relater un happening culinaire qui a eu lieu chez Brunch'art le 27 janvier.

Une recette, une créatrice culinaire, une photographe, un événement !

Bon appétit avec les yeux aussi !

Numéro 5 Hiver 2008

Charlotte Violette Chocolat

Une recette de filles (gourmandes). Une recette à la fleur et au chocolat imaginée comme une histoire de filles par Elise et Elise.

Elise et Elise cuisinent en écoutant « le sac des filles » de Camille et en papotant.
Enfin, l’une cuisine et l’autre prend les photos….
Puis pendant que Charlotte se repose dans le frigo, elles vont voir leurs copains en métro et rentrent en vélo…..
 

Numéro 4 Automne 2007

Chocolat Chantilly

J’ai demandé à Hervé This, le créateur de la Gastronomie moléculaire, considérée désormais comme une nouvelle discipline scientifique, s’il pouvait me proposer une recette.
Voilà sa réponse :

"Pour la contribution, pourquoi pas… Mais je ne fais pas de recettes, seulement de la science, c’est-à-dire des expériences, des mesures, des calculs…
Cela étant, je peux si vous le voulez vous proposer la recette du «Chocolat Chantilly» par exemple.
Bien à vous".
 
Je vous laisse la découvrir.

Numéro 3 Été 2007

Rougail de patates douces à la Joséphine

Elise a choisi de faire sa recette avec Fafa, sa grand-mère née en 1925 à Madagascar et Tatamamie (Josephe), sa grand-tante née aussi à Madagascar (en 1922). Elise a voulu imaginer une recette avec la patate douce. Fafa et Tatamamie ont pensé interpréter le Rougail, un plat créole (accompagnement assaisonné) qui, quand il est froid, est à la tomate ou à la mangue verte. A six mains, entre rires et confidences, elles ont inventé pour nous pendant la période des fêtes de fin d'année le Rougail de patates douces à la Joséphine. A tester en urgence !

Numéro 2 Printemps 2007

Râble de lapereau aux herbes, tomates à la ratatouille au jus dépouillé

René Rossignol nous met l'eau à la bouche avec un râble de lapereau aux herbes, tomates à la ratatouille au jus dépouillé.

Numéro 1 Hiver 2006

Cuisine imaginaire
M'Alice...

 
 

 Carnet de recettes, Arlequins broyés, lunettes de soleil et Mister freeze :
tout est prêt !

 
 
 
Macaronnade*
125 g de poudre d’amande
125 g de sucre glace
3 blancs
105 g de sucre semoule
Colorant rouge

Crème mousseline Arlequin
250 ml de lait
1 gousse de vanille
2 jaunes
50 g de poudre d’Arlequin
25 g de maïzena
75 g de beurre
Colorant jaune

Dressage
300 g de framboises fraîches
Quelques Arlequins concassés
1 fruit  de la passion
 
 
 
 
 

 
 
La progression

1. Faire la macaronnade :

. Mixer le sucre glace et la poudre d’amande afin d’obtenir un mélange fin et homogène.

. Faire la meringue :
Mettre les blancs dans un bol et y ajouter une pincée de sucre et une pincée de sel. Monter les blancs en neige. À la fin, serrer les blancs avec le sucre. Il faut que le mélange soit ferme. Ajouter le colorant.
 
 

 

Verser le mélange poudre d’amande/sucre glace en plusieurs fois sur la meringue. Rabattre l’appareil en veillant à ce qu’il reste ferme.
 
 
 
 
 
 
 
Coucher l’appareil en escargot sur un papier cuisson avec une poche et une douille de 15 mm (diamètre de 22 cm pour 8 personnes).

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
S’il reste de l’appareil, coucher des petits macarons individuels.
 
 
 

 
 
Laisser croûter à l’air libre une dizaine de minutes puis enfourner à 150°C.
Cuire 25 minutes en retournant la plaque à mi-cuisson.

 
 
 
 
 
 
2. Faire la crème mousseline Arlequin

Mixer finement 50 g de bonbons Arlequin et les mélanger au jaune d’œuf et à la maïzena.
 
 
 

 
 
Porter le lait à ébullition avec la gousse de vanille fendue et grattée.
Quand le lait est chaud, retirer la gousse de vanille et le verser sur le mélange.
Remettre le tout sur le feu et porter à ébullition pendant 30 secondes environ.
Retirer alors du feu, ajouter 30 g de beurre et le colorant jaune.
 
 
 
 
 
 
 
Filmer au contact et réserver au frais (il faut refroidir la crème pâtissière à 40°C).
Laisser l’autre partie du beurre à température ambiante.
Une fois la crème pâtissière refroidie, ajouter le reste du beurre ramolli et fouetter énergiquement.
 
 
 
 
 
 
3. Le dressage
 
Poser le biscuit sur une belle assiette.
Pocher la crème mousseline en escargot.
 
 
 
 
 
 
Disposer les framboises et les graines de fruit de la passion sur le dessus.
 
 
 

 

 
Saupoudrer le tout de quelques morceaux d’Arlequin concassés.
 
 
 
 
 On peut s'amuser aussi avec les petits macarons individuels
 
 
 
 
 
 
 
À déguster frais……
 
 
 
 
 
 
 
Une explosion de couleurs pour une explosion de goûts en bouche….
Un délice...
 
 
 
 
* Macaronner : travailler énergiquement la pâte à macarons à la maryse (spatule en silicone) pour l'assouplir, la rendre lisse et brillante de façon à pouvoir former un ruban
 

 

Louise & Laetitia

Louise Monéger et Laetitia Visse, après une année connexe pâtisserie, vont intéger l'École Supérieure de Cuisine Ferrandi pour deux ans. Ensuite, elles vont sans doute aller découvrir d'autres cuisines à l'étranger. Souhaitons-leur bon voyage.

Cuisine imaginaire
Pastilla aux fruits de mer

 

Les ingrédients (sur les photos les quantités correspondent à 2 pastillas) :
. 1 paquet de feuilles de brick
. 500 gr de poisson type colin ou lieu noir (frais ou congelé)
. 500 gr de crevettes roses (fraîches ou congelées) 
. 1 gros bouquet de coriandre
. 1 petit paquet de vermicelle chinois
. 1 cuiller à soupe de gingembre en poudre
. 1 cuiller à soupe de poivre
. 1 cuiller de cumin (pour la recette avec du poisson)
. du safran ou du colorant alimentaire
. du sel
. de l'huile d'olive
 

 

 


 

 

 

Briser le poisson en petits morceaux. Ajouter les crevettes. Faire mariner dans un jus de citron.
Hacher la coriandre grossièrement.
Faire cuire le vermicelle 10 mn environ dans de l'eau bouillante et le couper en petits morceaux de 1 à 2 cm de longueur avec des ciseaux directement dans la casserole.

 

 

 

 
 
 
 
 
 
Faire chauffer l'huile dans un wok. Y verser la marinade, la coriandre. Saler.

 




 
 

 

 

Ajouter le gingenbre en poudre (très utilisé au Maroc) et le poivre.

 

 

 

 
 
 
 
Ajouter le cumin.
 
 
 
 
 

 

 



Ajouter le safan ou à défaut le colorant alimentaire. C'est magnifique !

 

 

 

 

 

 


Cuire à feu moyen tout en remuant bien.

 

 


 
 
 
 
 
 
L'ensemble prend une belle couleur jaune. Cela sent déjà très bon.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Battre deux oeufs (Samira lave les coquilles avant de casser les oeufs, c'est une coutume marocaine).
Les verser dans la préparation en remuant bien.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
En fin de cuisson ajouter un filet d'huile. Remuer une dernière fois.
 
 
 
 
 
 

 

 

 

On fait une pause biberon pour Adam qui ne veut pas attendre la fin de la recette....

 
 
 
 
 

 

 


Réserver le jus que vous pourrez boire plus tard car il est délicieux en passant l'appareil pour avoir une texture non mouillée (qui détremperait les feuilles de brick). Mélanger aux vermicelles.

 

 

 

 

 

 

 

Sur un plat plat, disposer 3 feuilles de brick en éventail sans qu'il y ait de jour entre elles. Puis recouvrir l'ensemble avec une autre feuille. La tapisser de garniture.

 

 

 

 

 



Mettre une nouvelle feuille et y déposer une deuxième couche d'appareil. Recouvrir avec 3 feuilles de brick bien étalées en éventail.

 

 

 
 
 
 
 
 
Retourner les feuilles de brick sur les côtés en les coinçant en dessous pour bien fermer l'ensemble. Mettre une feuille sur le dessus pour avoir un bel effet lisse.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La pastilla est prête à enfourner. C'est le moment pour un thé à la menthe. 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
Le bruit du thé qui tombe dans le verre....
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Finir la préparation juste avant de servir.
Faire chauffer le four à 180° (6). Badigeonner la pastilla avec un blanc d'oeuf. Enfourner sur la grille du milieu.
Laisser cuire environ 10mn. Sortir quand c'est bien grillé sur le dessus (il faut que la pastilla soit chaude à l'intérieur).

 

Décorer le dessus avec 3 belles crevettes (ou à défaut 3 rondelles de citron).

Servir aussitôt avec une salade (c'est parfait avec une doucette).

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon appétit !

 
 
 
 

Samira Chakkaf

Samira est française d'origine marocaine. Née à Bordeaux. D'une maman qui fait divinement bien la cuisine. Quand son travail lui laisse un peu de temps, elle aime cuisiner pour de grandes tablées.

Cuisine imaginaire
Giôza japonais au fromage

 
Tomoko m'a donné rendez-vous dans sa mini-boutique à Montmartre, un joyeux capharnaüm plein de jolies surprises japonaises, et ouverte juste quand on ne travaille pas.

 

 
La mini boutique Manekineko de Montmartre
 

 

Nous montons ensuite dans son atelier où elle donne des cours autour de la culture japonaise, notamment des cours de cuisine depuis 2005. 
C'est un petit appartement qui nous transporte au Japon et où l'on se sent tout de suite bien.
Tomoko, volubile et souriante, est une hôte parfaite. 

 
 
 
 L'atelier pour les cours et les nappes rigolotes 
 
 
 

Les ingrédients  pour les giôza au fromage :
. de la pâte à giôza japonaise (en sachet de 20 feuilles) vendue dans les épiceries japonaises
. tous les fromages qui vous font envie
. de l'huile végétale pour la friture
. du sel 

 

 
 
 
 
 
1. Faire chauffer l'huile pour la friture (on peut le faire dans une casserole)
2. Y ajouter une pincée de sel
3. Couper des petits dés ou tranches de fromage
 
 
 
 
 
Tomoko coupe le fromage; nous avons du choix !
 
 
 
 
4. Garnir chaque feuille de pâte à giôza avec un morceau de fromage
5. Plier la feuille selon la méthode photographiée ci-dessous (1à 3) en mouillant le pourtour avec le doigt ainsi que les parties à faire adhérer.
 
 
 
 
Pliage des giôza
 
 

 

S'il reste des feuilles, les déchirer à la main en lamelles et les faire frire : cela fait des chips extras !
Que l'on savoure en attendant que les giôza au fromage soient prêts.... 
 

 
 
 
 
Les chips de pâte à giôza
 
 
 
 
 
6. Faire frire les giôzas. Ils sont prêts quand ils prennent une jolie couleur blonde (voir ci-dssous).



 
 
 
 
 
7. Servez aussitôt, c'est un régal !

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Tomoko a préféré celui à l'Emmenthal, moi celui au Bleu.
Nous les avons dégustés avec du thé (il était 11 heures du matin...). Mais avec une salade et un verre de vin à accorder au fromage cela doit faire une entrée très originale. Et c'est aussi parfait pour un apéritif dînatoire. 

 

 

 




Pour en savoir plus sur les cours de cuisine de Tomoko
www.bonjourparis.jp (rubrique espace japonais)

Tomoko Nakayasu

Cuisine imaginaire
Œuf au plat renversens et chamboulement de légumes

 

 
 
 
Les vrais légumes de la vraie recette...... 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

Lucie et Elsa ont eu envie de s’amuser avec la tradition. Et de tout bousculer. À commencer par les basiques.
Alors elles ont choisi de partir de l’oeuf (et non de la poule…) car ses caractéristiques du 2 en 1 (2 couleurs, 2 textures, 2 goûts, 2 compositions nutritionnelles) sont déjà un jeu qui invite à aller plus loin.

 

 

 


 

 

 


Elles ont choisi de tout mélanger, pour nous dérouter, nous amuser, nous montrer aussi qu’il ne faut pas toujours se fier aux apparences...


Elles ont inversé les couleurs, les textures, les formes et les goûts.

Et a priori tout est (presque) identique.On croit manger un oeuf au plat accompagné d’une brunoise* de petits légumes (carotte, navet et courgette) alors que :
1. La brunoise de légumes a les couleurs des légumes mais elle est faite avec une base
d’ œufs
2. L’œuf au plat a le jaune à l’extérieur et le blanc au milieu
3. Le blanc de l’œuf (au centre) est fait à partir de noix de coco
4. Le jaune de l’œuf (à l’extérieur) est fait à partir de poivron jaune
5. Le blanc/jaune d’œuf, mélange d'ordinaire salé/salé devient un salé/sucré

 

Les ingrédients :

pour le blanc d’œuf
Lait de coco……………..125g
Eau ……………………...625 ml
Alginate …………………1.55 g
Calcium …………………3.25g

Pour le jaune
Poivron jaune …………….un demi
Gellan …………………….2.5g
Eau ……………………….125g

Pour le chamboulement de légumes
Œufs…………………………………………….2
Colorants rouge, jaune, vert
Sel et  poivre 
 

 

La réalisation :

Pour le blanc d’œuf retranscrivant la texture du jaune (facile) : 

Faire une sphérification. C'est une technique spectaculaire que nous a fait découvrir el Bulli.
Le procédé consiste à gélifier un liquide mélangé à l’ Algin puis plongé dans un bain de Calcic (eau additionnée de chlorure de calcium) pour créer des formes sphériques de différentes tailles (caviar, œufs, gnocchis, raviolis…).
Décentrer le jaune/blanc.

Pour le jaune d’œuf retranscrivant la texture du blanc (facile aussi) :

1. Mixer un demi-poivron jaune avec 150 ml d’eau à l’aide d’une girafe.
Remarque : le liquide contient quelques infimes particules de poivron, ce qui permet de conserver l’aspect du blanc d’œuf granuleux et épais.
2. Préparer la solution de gellan et prélever 35g de ce mélange.
3. Mélanger le liquide contenant le poivron et la solution de gellan (35g)
4. Laisser reposer 1h au réfrigérateur

 

 

 

 L'oeuf au plat renversens

 

 

 

 

Pour le chamboulement de légumes  (moins facile : attention à la couleur du jaune qui modifie les couleurs des colorants et attention à l'épaisseur de la préparation) :

1. Battre les œufs et ajouter le colorant approprié goutte à goutte
2. Travailler l’omelette dans une poêle pour que celle-ci soit moins liquide
3. Verser la préparation dans un emporte pièce pour réussir à avoir une hauteur régulière.
4. Laisser cuire
5. Couper la préparation en petits cubes de 0.5 cm

 

 

 


Ce qui sera de la courgette.....      La brunoise

 

 

 

Présenter sur un plat plat. Mélanger les "légumes". On peut rajouter des mouillettes. Avec du vrai pain. Ou des bâtonnets de carottes pour aller avec la noix de coco (qui est en fait le blanc qui aurait dû être le jaune...).

 

 

 

 

 

Bon appétit !

 

 

* Brunoise de légumes : mélange prêt à cuire de 4 légumes coupés en petits cubes : courgette, navet, carotte et oignon

 

 

 

Lucie & Elsa

Lucie Buchard et Elsa Campion, deux étudiantes adorables et super motivées, se sont rencontrées en licence professionnelle « Innovation et Assemblage Culinaire » du lycée hôtelier François Rabelais à Caen.

Elles travaillent ensemble sur un nouveau projet, pour les 6-7 ans. Souhaitons-leur bonne chance.

Pour ceux qui souhaitent en savoir un peu plus sur la polémique de la cuisine moléculaire (Le Monde 2 du 2 mai 2009 : Cuisine moléculaire : l'additif passe mal), vous pouvez aller jeter un oeil sur la réponse d'Hervé This sur son site (http://sites.google.com/site/travauxdehervethis/ ) dans la rubrique questions et réponse. 

Cuisine imaginaire
Cuisses de canard laquées au sirop d’érable (Maple duck)

 

Pour 6 personnes


. 2 1/2 cuillères à café de gros sel
. 1 cuillère à café de gingembre frais râpé
. 1 gousse d’ail haché
. 3 ou 4 piments d’oiseau hachés fin  
. 2 badianes (anis étoilé)
. 2 cuillères à café de thym frais
. 6 cuisses de canard
. 8 cuillères à soupe de sirop d’érable
. 4 cuillères à soupe de vinaigre de vin
. 1 1/2 tasses de vin rouge
. Bouquet garni : 1 morceau de gingembre de 2 cm, 1 branche de thym, 5 grains de poivre et 1 badiane, le tout enveloppé dans un morceau d’étamine
. Poivre au moulin

 

 


 
Les épices

 

 

1) Mélanger le sel, gingembre, piment, badiane et thym dans une grande jatte. Ajouter les cuisses de canard et bien répartir le mélange. Couvrir et mettre au frais entre 6 et 24 heures.

 

 

 


 
Entre 6 et 24 heures

 

2) Préchauffer le four à 180 degrés.  

3) Essuyer les cuisses de canard soigneusement avec un papier absorbant. Les déposer côté peau vers le haut dans un plat allant au four et rôtir pendant 1 heure.

 

 

 


 
Le passage au four
 
 
 

 

4) Pendant ce temps, mettre le sirop d’érable dans une casserole à fond épais. Laisser bouillir pendant 2 minutes à feu moyen. Ajouter le vinaigre tout en remuant. Baisser le feu et laisser mijoter à petit bouillon pendant 5 minutes. Ajouter le vin rouge et bouquet garni et laisser réduire de moitié à feu très doux. Retirer le bouquet garni.

 

 

 

 
Le sirop d'érable en ébullition
 
 

 

 

 

 

 
Bouquet garni et vin rouge ajoutés

 

 

 

5) Retirer le plat du four. En faisant très attention, enlever la graisse accumulée au fond du plat. Ajouter une demie tasse d’eau et déglacer le plat. À l’aide d’un pinceau, badigeonner les cuisses de canard de la sauce au sirop d’érable. Enfourner  pendant 30 minutes.

 

 

 


 
Pour l'accompagnement, des petits navets blancs et jaunes, rôtis à la graisse de canard
 

 

 

Au moment de servir, réchauffer la sauce au sirop d’érable, placer les cuisses de canard dans les assiettes et les arroser avec un peu de sauce. Servir le reste en saucière. Ce plat peut se déguster aussi avec un riz basmati.

 

 

 

 

 

 

 

 Bon appétit !

 

 

 

Anne de Ravel

Anne de Ravel est journaliste culinaire. Elle propose aussi des ateliers de Cuisine dans le Languedoc.
Pour en savoir plus, www.saveurlanguedoc.com .



   Cooking on the Road with Celebrity Chefs by Anne de Ravel (Editor)

Cuisine imaginaire
L'étendart à linge d'Alice

 

 

 




 

Au sujet du poireau translucide, c’est en observant un morceau de poireau collé à la pâte d’une flamiche qui cuisait au four que le concept de la bouchée était lancé.
Sa transparence fut source d’inspiration.

 

Les poireaux diaphanes

On utilise principalement les verts de poireaux que l’on nettoie et que l’on blanchit dans une eau bouillante additionnée de bicarbonate de sodium (5 gr pour un litre d’eau) afin que la couleur du légume soit bien franche. Même traitement pour des lamelles fines de poivrons multicolores et de carottes (l’utilisation d’un économe permet d’obtenir un bon résultat). Une fois les légumes ramollis on les rafraîchit.

Pour le poireau, à l’aide du dos d’un couteau, on élimine le gel de protéines contenu dans la cellulose en grattant légèrement puis on éponge l’excès d’eau avec du papier absorbant.
À l’aide d’un pinceau on badigeonne les légumes avec de l’huile d’olive. Cela fonctionne également avec d’autres types d’huile. J’ai fait l’essai avec de l’huile vierge de germe de blé pensant que sa couleur jaune orangée amènerait une variante de couleur intéressante mais la différence ne fut que gustative.

On étuve les légumes, placés sur du papier sulfurisé siliconé, dans un four entre 60 ou 70 degrés (vérification au thermomètre électronique). Il faut toutefois éviter d’aller au-delà de 70 degrés car le légume brunit et l’effet de transparence s’annule.

On prend soin de retourner et de badigeonner régulièrement la préparation avec l’huile tout au long de la cuisson.
Environ 4 heures de cuisson suffisent à rendre l’ensemble des légumes translucides et croustillants.
Voila pour la méthode…

Pour la composition proprement dite de la bouchée légumes :
Préalablement on met à tremper à froid des feuilles d’herbes aromatiques dans de l’huile on obtient ainsi un effet de transparence (le temps varie selon la plante : quelques minutes pour le basilic, plusieurs heures pour la marjolaine).
On place de l’encre de seiche dans une pipette.
On réserve quelques pistils de safran.
En plus des légumes, tous ces éléments vont donc servir à confectionner les bouchées (l’élément principal restant le poireau). Certaines sont tressées, pour d’autres le poireau est replié sur lui-même ce qui permet de capturer d’autres ingrédients à l’intérieur (safran, poivrons…).

On crée ainsi des montages rappelant les techniques de collage artistique. A ce moment de la préparation il n’y a pas de règle précise pour assembler les ingrédients entre eux. Les formes peuvent varier, les contrastes de couleurs également… selon l’inspiration, au gré de son imagination.
On étuve l’ensemble de la composition en appliquant la méthode de cuisson présentée plus haut.

 

 

 

 



(Gros plan)

à gauche : une feuille de poireau enfermant une lamelle de poivrons rouge, vert et jaune
à droite : une feuille de poireau enfermant 3 feuilles de basilic et une lamelle de carotte

 
 
 
 


(Gros plan)

à gauche : quatre lamelles de poireau tressées avec des lamelles de carotte, poivrons rouge
et jaune

à droite : une feuille de poireau enfermant 3 lignes d'encre de seiche

 
 
 
 
 


 

(Gros plan)

à gauche : une feuille de poireau enfermant une lamelle de carotte et de poivron, une
feuille de basilic, de l'encre de seiche et un filet de safran
au centre : une feuille de poireau enfermant des pistils de safran
à droite : à vous de deviner.....

 

 

 

 


Pour la bouchée libre, Laurent a imaginé une friandise...

 

 

 

 



A l’orange, effervescente et pétillante à la bergamote et à la fleur d’oranger

 

 

 


Une préparation effervescente et pétillante est capturée dans une gélule rouge transparente, elle-même prise dans une gelée à la fleur d’oranger. Puis emballée comme un gros bonbon.

 

 

 

Laurent Maire

Laurent Maire est Chef de cuisine à domicile.

Aux 3èmes Rencontres art, science et gastronomie (parrainées par Hervé This et Pierre Gagnaire), il a été Lauréat dans la catégorie "artistique" et a reçu le Prix Spécial du jury pour l'originalité de son concept.

 

Pour en savoir plus sur Laurent, www.laurentmaire.com

Pour en savoir plus sur le concours : www.sciencesetgastronomie.com

 

Cuisine imaginaire
« Persistance Rétinienne Sucrée » autour du Kitsch

 

Tiphaine Campet, Créatrice culinaire et Isabelle Smolinski, Photographe, vous invitent à un chassé croisé entre pupilles et papilles.

 

 

 



Tiphaine à gauche, Isabelle à droite





Quand l’une vous met l’eau à la bouche, l’autre assouvit votre gourmandise, ou quand le souvenir gustatif fait l’objet d’une persistance rétinienne sucrée…

Le thème des « collectionneurs » leur a donné envie d’adapter les valeurs du partage et de la convivialité à une pratique généralement individuelle voire égoïste.
Au-delà de cette application antinomique envers le thème proposé, elles ont souhaité mettre en avant la problématique de l’attention portée à la dégustation.
Actuellement au sein de notre société, ce qui nous est parfois donné comme un cadeau éphémère ne devient alors plus qu’une consommation passagère…




« Persistance Rétinienne Sucrée »
Tiphaine Campet (création et préparation culinaire) – Isabelle Smolinski (Photographie )


 

 






Le Kitsch'N cake a été réalisé sur la base d'une recette de quatre-quarts parfumé et coloré à l'aide d'une essence de plante asiatique que l'on trouve dans le quartier chinois de Paris, le Pandan. L'extrait de ses feuilles donne au gâteau cette teinte verte et une saveur inconnue aux allures de noix de coco, de petit-beurre ou encore de monoï selon les diverses sensibilités... Son décor baroque se compose d'un glaçage de sucre à l'eau de vie de Lorraine coloré de violet, de multiples pétales de fleurs comestibles cristallisés, de brisures de pralines roses et autres perles de sucre...





 

 

 

Lors de la performance, les convives manifestaient une certaine attirance teintée d’appréhension envers le Kitsch’N cake. Son décor exubérant pouvait effrayer certains ou susciter l’envie chez d’autres…
Mais il n’a visiblement pas laissé indifférent.

Les convives furent surpris de découvrir la photographie du gâteau sous celui-ci à mesure qu’elles distribuaient les parts. Lorsque le verre fut soulevé, les convives comprirent que la représentation photographique était découpée à l’identique du gâteau originel et qu’ils étaient à présent invités à venir rechercher leur part de gâteau photographique. A ce moment là, ils saisirent qu’il ne s’agissait plus d’un art purement éphémère. Pour certain, il fut difficile de retrouver la part exacte qui leur avait été octroyée, pour d’autre aucun doute, le pétale de pensée cristallisé qui trônait leur morceau de Kitsch’N cake était unique et totalement identifiable…

 

 

 






Le souvenir visuel appelle au souvenir gustatif. Chaque parcelle de photographie confère un lien de partage et un moment de convivialité qui se pérennise dans la conservation de ce morceau de gâteau (sur papier) glacé …


 

 

Tiphaine Campet

Tiphaine Campet est chercheur/créatrice culinaire.

Si vous voulez en savoir plus sur son univers mêlant avec brio et fantaisie art, cuisine et langue française  : www.artetcuisine.fr

Cuisine imaginaire
Charlotte Violette Chocolat

 

Une soixantaine de boudoirs (attention des boudoirs, pas des biscuits à la cuillère)
500 gr de fromage blanc
40 gr de chocolat noir
3 feuilles de gélatine
3 blancs d'oeufs
5 cuillers à soupe de sucre
70 gr de bonbons à la violette
Sirop de violette (si nécessaire).

 

 

La recette

Faire tremper la gélatine dans un bol d'eau froide.
Mélanger le fromage blanc avec le sucre.
Broyer les bonbons au mixer, puis les faire chauffer dans un peu d'eau. Porter à ébullition, jusqu'à la dissolution des morceaux de bonbons.

 

 

 

 

 

 

Presser la gélatine dans vos mains pour l'égoutter et ajouter la moitié du sirop encore chaud. Bien mélanger et ajouter à la préparation au fromage blanc.

 

 

 

 

 

Râper le chocolat assez grossièrement et mélanger délicatement au reste.
Monter les blancs en neige bien ferme, et incorporer en soulevant.

 

 

 

 

 

Dissoudre le reste du sirop dans un peu d'eau, y tremper légèrement les boudoirs (sans trop imbiber !!), et en garnir le moule à charlotte. S’il manque un peu de sirop, vous pouvez compléter avec du sirop de violette (en vente en supermarché).

 

 

 

 

 

 

 

Verser la moitié de la crème, couvrir de boudoirs, verser le reste, et recouvrir encore.
Protéger avec du film alimentaire et placer au frigo toute la nuit.

 

 

 

 

 

Pour le démoulage, faire glisser un couteau le long de la charlotte pour la décoller, puis tremper le fond du moule dans de l'eau chaude.
Placer une assiette sur le moule, et retourner rapidement. Enlever doucement le moule... et servir !!!
 
 
 
 

 

 

 

 

Dommage, vous n’avez pas été aussi rapide que les gourmandes !

 

 

 


Élise & Élise ou Élise & Élise

Cuisine imaginaire
Chocolat Chantilly

 
Chacun connaît la crème Chantilly, que l’on confectionne en fouettant de la crème dans un récipient refroidi. Pourrait-on reproduire ce principe de la crème Chantilly avec une autre matière grasse que celle du lait ? Le chocolat contenant du beurre de cacao, pourrait-on réaliser un« Chocolat Chantilly », par exemple ? La crème est composée de gouttelettes de matière grasse du lait dans l’eau du lait (c’est une émulsion). Pour confectionner du Chocolat Chantilly, il suffit de réaliser d’abord une émulsion de chocolat, puis de la fouetter en refroidissant.
 

 

La recette en trois temps trois mouvements :

1. Dans une petite casserole, mettez 20 cl d’un liquide parfumé (jus de groseilles, liqueur de cassis, eau, jus d’orange, infusion de menthe, café serré...), une feuille de gélatine, 225 à 250 grammes
de chocolat (n’importe quel chocolat en tablette fait l’affaire, mais, comme les chocolats diffèrent beaucoup selon les marques, fiez-vous à la consistance : la sauce doit être un peu liquide, mais pas
trop).

2. Chauffez doucement.

3. Quand tout le chocolat est fondu, retirez la casserole du feu et refroidissez-la en la plaçant sur des glaçons (prenez une casserole plus grande, où vous disposez un lit de glaçons, et posez la petite casserole sur ce lit de glace). Simultanément, fouettez à l’aide d’un batteur électrique, en cherchant bien à introduire de l’air (inclinez le batteur afin que les pales ne soient pas verticales).
Au début, quelques grosses bulles d’air apparaissent en surface (attention aux projections, inévitables), mais elles ne tiennent pas bien. Puis, quand la préparation aura suffisamment refroidi, vous verrez la préparation gonfler et blanchir légèrement; augmentez la vitesse de battage pendant quelques secondes. Ca y est, c’est fait. Sortez la casserole de la glace et servez.
 
 
 
Bon appétit et Vive la connaissance !
 
 
 
 
Quelques conseils :

Que faire si la préparation de base était trop liquide et si la mousse ne tient pas bien? Refondez-la, ajoutez un peu de chocolat et recommencez à battre sur glace.
Que faire si la préparation finale est trop dense? Refondez-la en ajoutant un peu de liquide. Puis battez à nouveau sur glace.
 
 
 
Pour en savoir plus sur Hervé This et la Gastronomie moléculaire

Comment tout a commencé :
Intrigué par les conseils souvent peu crédibles -mais néanmoins très efficaces- énoncés dans les livres de cuisine, il décide de mettre à contribution la rigueur et le pragmatisme des expérimentations physico-chimiques pour la compréhension et le perfectionnement de l'Art culinaire. De là est née l'idée de réaliser son premier livre de recettes, Les secrets de la Casserole, où se mêlent intimement tours de main culinaires, physico-chimie et gastronomie...
La Gastronomie moléculaire a été identifiée comme une branche particulière de la Science des aliments en 1988 par Nicholas Kurti, alors physicien d’Oxford, et Hervé This. Depuis, la discipline s’est développée et a largement présenté ses résultats au public : tous les deux ans, un Atelier International de Gastronomie moléculaire réunit des chefs et des scientifiques. La Gastronomie moléculaire a donné des réponses (ex :pourquoi les soufflés gonflent-ils ?), souvent fondées sur des résultats préalablement obtenus par des chercheurs de l’INRA.
 
 

Petite précision donnée par Odile Renaudin, rédactrice de www.sciencesetgastronomie.com :
La Gastronomie moléculaire est une discipline scientifique qui étudie les transformations culinaires alors que la cuisine moléculaire qui en est une application.  
discipline scientifique qui étudie les transformation culianires et non la cuisine moléculaire qui en est une application.

 

 

Hervé This

Physico-chimiste INRA
Directeur Scientifique de la Fondation Science & Culture Alimentaire (Académie des sciences)
Membre correspondant de l'Académie d'agriculture de France
Conseiller Scientifique de la revue Pour la Science

Hervé This a notamment publié avec Pierre Gagnaire "La cuisine, c'est de l'amour, de l'art et de la technique", paru en 2006 chez Odile Jacob.
Sa dernière parution chez le même éditeur est :
"Construisons un repas",
Hervé THIS, entretiens avec Marie-Odile Monchicourt

Cuisine imaginaire
Rougail de patates douces à la Joséphine

 

 

Le panier (en accompagnement pour 4 personnes) :


2 patates douces pas trop grosses,1 grosse échalote,1 grosse noix de gingembre frais, 1 gousse d’ail, Curcuma, Huile de tournesol, Vinaigre, Sel

1) Peler les patates. Rincer et mettre à cuire à la cocote minute entre 5 et 8 minutes (quand la vapeur commence à sortir).

 

 

2) Pendant ce temps, couper très fin l’échalote, réserver. Peler le gingembre et l’ail, et piler ensemble dans un mortier avec un peu de sel jusqu’à l’obtention d’une pâte.

 


 

3) Mélanger dans un petit saladier en inox ou en pyrex (résistant à la chaleur) l’échalote avec le mélange du mortier, et ajouter 3 cuillères à café de vinaigre. Bien mélanger.

 

4) Quand les patates ont refroidi, les couper en morceaux et les placer tout autour du mélange précédant dans le saladier.

5) Faire chauffer 3 cuillères à soupe d’huile de tournesol dans une petite casserole, sans arriver à ébullition.
Quand l’huile est chaude, y jeter une cuillère à café de curcuma, mélanger rapidement, et verser sur les échalotes. Remuer d’abord au milieu, puis incorporer petit à petit les patates. Bien mélanger sans trop écraser.
Laisser refroidir.

 

 

 

 

Ce Rougail de patates douces à la Joséphine se sert en accompagnement
d'un plat de riz et de poisson ou de porc par exemple.
On le sert froid. C'est épicé, sucré-salé.

 

 

 

 Les trois Chefs : Tamamie (Josèphe), Fafa et Élise

Élise Pallot

Cuisine imaginaire
Râble de lapereau aux herbes, tomates à la ratatouille au jus dépouillé

 

Le panier :

2 râbles de lapereau, quelques fines tranches de vantrèche, 1 botte d'estragon, du persil plat, 6 tomates moyennes, 2 gousses d'ail, 1 petite aubergine, 2 petites courgettes, 1 poivron rouge et 1 vert, sel, poivre, un peu de piment d'espelette. Et si c'est un plat de fêtes, quelques girolles rapidement passées au beurre agrémentées d'échalotes et de persil plat ciselés.

1) Commencez par désosser les râbles (ou demandez à votre boucher)

 

 

 

 

2) Concassez les os de lapereau et les faire suer dans un peu d'huile de pépins de raisin avec une mirepoix* de carotte, céleri branche, et un oignon émincé. Mouillez avec un demi verre de vin rouge. Laissez réduire environ d'un tiers.

 

 

 

3) Déposez les râbles à plat sur le plan de travail, bien ouverts de façon à pouvoir les farcir d'estagon, de persil plat et d'un peu d'ail finement ciselé. Assaisonnez de poivre, sel et de quelques grains de piment basque (espelette).

 

 

4) Refermez les râbles de façon à obtenir deux petits ballotins que vous ficellerez en ayant soin d'y introduire les deux rognons de lapereau coupés en deux dans le sens de la longueur.

 

 

5) Préparez la ratatouille traditionnellement et pendant la cuisson creusez les tomates que vous farcirez de ratatouille.

 

6) Vous n'avez plus qu'à cuire les râbles dans une sauteuse avec une noisette de beurre environ 2 minutes sur toutes les faces, ensuite couvrez la sauteuse et laissez cuire 3mn.


7) Débarrassez les râbles dans une assiette creuse sur laquelle vous mettrez une autre assiette à l'envers pour les maintenir au chaud.

 

 

 

 

 

8) Passez la réduction des os dans la sauteuse de cuisson et laissez réduire à nouveau jusqu'à l'obtention d'un liquide sirupeux. Vérifiez l'assaisonnement, et rajoutez une petite noix de beurre.

 

 

9) Coupez la ficelle des râbles qui a servi à la cuisson de ceux-ci et tranchez chaque râble en rondelles comme pour un rôti.
Disposez les tranches ainsi obtenues en les faisant se chevaucher et rajoutez les tomates farcies de ratatouille que vous aurez pris soin de réchauffer à la vapeur ou au micro ondes.
Terminez enfin en disposant des branches de cerfeuil sur la viande et un cordon de sauce autour des tomates.

 

 

 

 

Bon appétit !

 

 

René Rossignol

 
 

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