Le numéro 10 des Mots des Anges. Le numéro du plein hiver. Il neige encore certains jours, et le thermomètre joue au yo-yo. C'est sans doute parce que nous avons tous envie de soleil que j'ai choisi de faire un numéro spécial Maroc.
J'y suis allée pour la première fois aux vacances de la Toussaint avec mes deux filles et suis tombée sous le charme de ce pays fascinant, aux mille couleurs et visages, véritable carrefour des cultures arabe, berbère et andalouse. Que ce soit à Marrakech ou dans les villages reculés de l'Atlas, nous y avons fait de vraies rencontres, comme cela arrive de moins en moins dans les voyages.
À Marrakech, notre coup de cœur est allé à la Maison de la Photographie que nous avons découverte par hasard, mais je ne crois pas au hasard... Nous nous rendions à la Médersa (école coranique) Ben Youssef. Nous arrivions de la gare routière où nous venions d'acheter nos billets pour le Ksar Aït-Benhaddou dans l'Atlas (extraordinaire forteresse en terre du VIIIe). Le taxi nous a déposé dans la partie Nord de la Médina, celle où les touristes vont fort peu. Il s'est arrêté car il y avait tellement de monde, de charrettes, de 2 roues dans les étroites ruelles que nous n'avancions plus. Nous avons marché dans la direction indiquée et avons failli rater la Maison de la Photographie, à la devanture fort discrète et pas encore signalée dans les guides (elle a ouvert en avril 2009).
Ce numéro lui est consacré. Pas pour le lieu, même si c'est un pur enchantement et que je vais quand même vous en parler pour vous donner envie d'y aller, mais pour les rencontres que nous y avons faites. Tous les articles de ce numéro, à l'exception de celui de la Cuisine imaginaire auquel Samira a donné toutes ses couleurs et saveurs, ont été faits soit par/avec des personnes de la Maison de la Photographie soit par d'autres qui y sont allées comme nous ou qui l'ont contactée.
Je lui rends hommage car c'est un peu l'objectif de Patrick Manac'h, à l'origine de la Maison de la Photographie : qu'elle soit un lieu de rencontres vers la Culture et vers l'Autre.
Bienvenue !
4ine
Conceptrice rédactrice
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N° 10
Hiver 2010 ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
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Rencontre avec des êtres extraordinaires Un Don Quichotte aux yeux bleus
Avant de vous reparler de ce Don Quichotte aux yeux bleus, je vous laisse pénétrer dans la Maison de la Photographie et découvrir certaines oeuvres.
![]() Le patio central où sont exposés les grands tirages Aymée et les salles autour du patio La collection du musée est constituée de photographies couvrant les périodes allant des années 1870 à 1950. Dans la première salle sont exposées les premières photographies de la collection, dont une de Tanger, photographiée en 1862. Elles s’inscrivent dans l’histoire des premiers outils photographiques. ![]() Cette approche se poursuit dans la deuxième salle du rez-de-chaussée, où la couleur prend ses marques à travers quelques autochromes. Le photographe Adolf de Meyer est représenté ici à travers deux portraits au charbon, déposé sur le délicat papier Japon. Une troisième salle, consacrée aux plaques de verre, s’attache à expliquer ce médium. L’accès au premier étage est, avant l’ascension des escaliers, l’opportunité de s’arrêter sur des documents cartographiques et photographiques renseignant sur la représentation de la ville de Marrakech, à différentes périodes, notamment à travers deux importantes gravures de Dapper.
![]() Reflet d'une fenêtre en verre coloré sur une de mes photographies préférées À gauche, la salle de projection. À droite, vue de la terrasse où l'on peut boire un thé ou si, comme nous vous avez de la chance, dîner et être servis par Mahjoub, enjoué et volubile. Une salle de projection diffuse les films de Daniel Chicault, réalisés en 16 mm couleur lors d’une expédition de trois mois dans le Haut-Atlas au printemps 1957. Témoignage ethnologique exceptionnel, une partie importante est consacrée à la tribu Seksaoua et aux danseurs Tiskiouines. Le cinéaste accompagne la caravane muletière du Caïd qui se rend pour la première fois dans sa tribu. Puis, une autre partie est consacrée à la Tribu Mgouna, établie sur le versant Sud du Haut-Atlas. Quelques photographies, tirées de ses films, sont présentées dans cette même salle.
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Patrich Manac'h (photo prise par une Anglaise de passage)
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Patrick Manac'h, Hamid Mergani et son épouse Sarah
"Donc, la Maison de la photographie, tout comme l'Écomusée berbère de la vallée de l'Ourika, sont les jalons de la construction relationnelle : avec le savoir, avec l'esthétique, avec l'Autre. "De plus, il y avait à l'origine de ce projet un défi qui a ses origines dans la culture classique : inviter une Muse, lui consacrer un lieu. En terre africaine, cela est assez gracieux !"
La collection qui comprend un fonds de 3500 photographies originales a été rassemblée pendant de nombreuses années, photographie par photographie, avec patience et beaucoup de sacrifices, sans aide ni reçue ni réclamée.
Avec générosité, Patrick m'a confié 4 tirages extraits de la collection pour illustrer cet article.
![]() Macleod, Musiciens du sous, 1870 Garaud, l'école de broderie indigène à Mazagan, vers 1920 Anonyme, le photographe et sa compagne, vers 1930 Daniel Chicault, versant sud, mai 1957
Patrick dit lui-même qu'il y a du Don Quichotte à faire vivre une telle structure par les seules entrées et les ventes de tirages photos.
![]() Les préparatifs de la boutique (novembre 2009)
La Maison de la Photographie réunit amour et amitié, amour de l’Autre et du partage, amour pour cette ambition de montrer ce patrimoine privé si riche, et qu’il devienne public.
Souhaitons-lui bon vent ! Pour en savoir plus sur la Maison de la Photographie de Marrakech : www.ecomuseeberbere.com
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Ma photo préférée Rime croisée
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Je me suis alors souvenue que la règle du jeu de cette rubrique c'est le photographe qui choisit et qui explique son choix. Thami : " Comme vous me laissez les coudées franches, ça va être difficile d'effectuer un choix. En fait, il va falloir que je choisisse subjectivement la meilleure photo dans une série donnée. Après une nouvelle virée dans le désert, j'ai opté pour une image qui fait partie de la série des billes".
Thami Benkirane est né un 21 décembre à Fès au Maroc. Après l’obtention du baccalauréat en 1973, il a poursuivi des études supérieures à l’université de Provence, à Aix-en-Provence. Son initiation à la photographie s’est faite dans le cadre du photo club de cette université (prise de vue, technique photo, laboratoire noir et blanc, etc). De retour au Maroc, nommé professeur à la faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Fès où il enseigne la phonétique, la phonologie et la photographie, Thami a entamé son premier travail photographique en 1984 sur le graffiti végétal. Cela a donné lieu à un ensemble d'expositions au Maroc et à l'étranger. Par ailleurs, il développe depuis une douzaine d'années un autre travail sur le désert qui s'apparente davantage au Land Art. Ses photographies procèdent de l'expérimentation et ne s'inscrivent nullement dans une démarche documentaire. Cela dit, il lui arrive - éclectisme oblige - de couvrir un sujet dans la pure tradition du reportage. Pour en savoir plus sur l'univers photographique de Thami Benkirane : |
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N° 10
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Petit mystère de la Nature Al-warda
![]() Timbres émis par la Poste marocaine en janvier 2010 et parfumés à la rose Chantée par les poètes de tous les pays et de tous les temps, de la Chine à l’Espagne, de l’Angleterre à la Turquie, la rose est depuis toujours le symbole de la beauté et de l’amour. En arabe, la rose se dit al-warda. Au Maroc où le climat peut être extrême, entre les cimes de l’Atlas et les douars isolés par le froid et la neige d’hiver ou les sables du désert, la rose a pourtant trouvé des lieux où elle est traitée comme une reine.
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Le village de Kalâat Mgouna, niché entre la montagne et le désert, est son royaume. Elle en a fait un petit paradis, un avant-goût peut-être du verger foisonnant promis aux croyants dans les versets du Livre sacré, le Coran.
Le mois de mai est le mois de la cueillette. Et c’est au lever du soleil, quand la teneur en huile essentielle est la plus importante, que tous les villageois y participent : on cueille aussi bien les délicats boutons (cueillis entiers), que les pétales. Et il faut beaucoup de mains pour les cueillir : il faut 400 roses pour faire un kilo et 5000 kg de roses pour 1 kg d’huile essentielle !
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Les roses de Kalâat Mgouna sont très prisées des grandes maisons de parfumerie pour leur essence. Avec, les bonnes années, une récolte de 4 000 tonnes, le Maroc est juste derrière la Bulgarie et la Turquie en termes de production.
Les roses qui restent à Kalâat Mgouna seront distillées dans les familles en utilisant des alambics de cuivre, suivant un procédé ancien pour obtenir l’eau de rose.
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Ce produit est essentiel dans les rituels de beauté des femmes du Maroc et bien au-delà des frontières. Grâce à ses multiples propriétés, les roses transforment l’eau pure en une lotion astringente, pour tamponner le visage et préserver la beauté. L’eau de rose est également mélangée au ghassoul, l’argile utilisée comme masque de beauté pour les cheveux et la peau ou bien on en imbibe le merwad, le petit bâton utilisé pour appliquer le khôl. En compresses, l’eau de rose apaise les yeux fatigués.
Les roses au Maroc sont également très présentes dans le patrimoine de médecine populaire et traditionnel. Avec les boutons de rose, les mamans depuis toujours préparent des décoctions contre les maux d’estomac des petits ; mâchés, les pétales peuvent soulager des maux de dents et l’eau de rose peut être employée en compresses pour traiter la fièvre, les migraines et les insolations ou en gouttes pour traiter les otites. Il semblerait même qu'une cuillère à boire deux fois par jour calme la nervosité et l’anxiété.
Mais la rose au Maroc pousse aussi dans les villes : les jardins des ryads, maisons traditionnelles bâties autour d’un patio intérieur, les accueillent très souvent. La reine des fleurs est très à l’aise dans ces havres de paix qui traditionnellement ont quatre plates-bandes avec une fontaine ou un petit bassin au centre, suivant le schéma du jardin du Paradis abreuvé par quatre fleuves, de miel, de lait, d’eau très pure et de vin qui n’enivre point. Ces patios ombragés, où les seuls bruits sont le piaillement des oiseaux et le murmure de l’eau de la fontaine, perpétuent l’époque d’Al-Andalus, et les villes-joyaux comme Cordoue, Séville et le palais de l’Alhambra de Grenade, chef d’œuvre architectonique qui incarne le raffinement mauresque tracé dans la pierre et les plantes. De cette époque sont les vers du poète de Cordoue, Ibn Zaydun (1004-1070) :
Je me remémore notre vie à Az-Zahra, tout entière, L’horizon était pur, et limpide la face de la terre, Le vent du crépuscule errait avec fébrilité Comme s’il languissait par compassion et par pitié Et le verger, qui brillait sous la rosée de sourire :… Au matin de leur vie, les roses scintillaient, Et l’éclat du matin en fut tout réveillé.
Fontaine à Marrakech
Mais revenons au Maroc, où la rose est arrivée, selon une légende, dans les sacoches des pèlerins de retour de la Mecque. Au cours du long et périlleux voyage de la péninsule arabique, on traversait l’Iran, la Syrie et la Turquie, pays où la rose fleurit en abondance. On dit aussi que, comme les fleurs d’oranger, la rose est née de larmes du Prophète ! La rose est la fleur romantique par excellence et au Maroc, dans le langage magique des fleurs, la rose du Tafilalt « apporte l’amour en courant ». Dans le temps - pas si lointain que cela - selon un recueil de « pratiques des harems marocains », on croyait au pouvoir magique d’un mélange d’eau de rose, de sucre et d’amandes pilées comme un remède fort efficace contre l’impuissance virile… Les roses font également partie de la longue tradition de l’hospitalité marocaine : des invités sont accueillis avec de l’eau de rose dans les élégants mrachat, les lance-parfums aux cols élancés pour rafraîchir et donner la bienvenue.
![]() Dans le ryad, des roses pour nous accueillir...
Joan Rundo est anglaise mais se considère plutôt « citoyenne du monde », née en Écosse de parents européens (mère moitié suédoise, moitié suisse, et père juif polonais qui a grandi à Paris....). Elle fait de la traduction, et dit qu’elle voyage entre les langues. Elle a étudié l’arabe et écrit (en italien) des livres de cuisine arabe et juive. Joan vit en Italie. |
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Mot & merveilles Khouya*
![]() "Khouya", calligraphie arabe de Thami Benkirane En fait Thami n'est pas calligraphe mais photographe (voir la rubrique "Ma photo préférée"). Je vais vous expliquer toute l'histoire de cette calligraphie. Au départ, je pensais demander à un écrivain public de me réaliser cette calligraphie. Mais maintenant au Maroc ils n'utilisent plus que de méchantes machines à écrire, ce qui ne faisait pas mon affaire. Toutes les autres pistes pour trouver un calligraphe/illustrateur marocain que nous avons tentées s'étant avérées vaines, Thami a dû avoir pitié de moi. Et le jour de la réponse négative de notre dernière piste, il m'a envoyé cette calligraphie avec un mot: "Pour remédier à cette situation et bien que je ne prétende pas au statut de calligraphe, j'ai pris un papier Canson, un stylo à encre et essayé tant bien que mal de calligraphier le mot en question. J'espère que cela va faire l'affaire". Je trouve cette calligraphie magnifique. D'autant plus qu'elle a été faite avec l'élan du cœur. Merci Thami ! Khouya* Pas assez de temps pour apprendre l’Arabe, plongée davantage dans l’idée que je devais améliorer mon anglais. Pas assez de temps, doux mensonge pour ne pas dire que je ne me suis pas donnée le temps, ce qui est plus proche d’une certaine vérité ; encore faudrait-il qu’elle existe. Pas d’apprentissage académique certes, mais les oreilles et l’esprit bien ouverts pour entendre, capter les paroles de l’autre, proche ou lointain, dans la rue, la maison, au musée. Les yeux également attentifs, car la langue s’accompagne d’un langage des mains, jambes et visage, c’est bien tout le corps qui suit les cordes vocales : le mouvement des lèvres, l’intonation et la conviction que l’on y met, Langage silencieux si cher à Edward T. Hall, que je ne cesse de relire. Pour Mot et merveilles, je m’étais arrêtée sur deux mots, l’un plus gourmand, j’ai choisi l’autre, plus entier et pour moi plus représentatif de mon expérience marocaine. Une évidence, finalement. Et ce mot merveilleux à mes yeux et mon cœur, je l’ai entendu des dizaines et des dizaines de fois par jour, je me le suis approprié et à mon tour, l’ai rejeté dans le quotidien. Ici, là, parfois à quelques centimètres de mes tympans, ce qui ne manquait pas de me faire bondir, l’interjection sonne claire et sera répétée jusqu’à atteindre son but. Hommes et femmes l’emploient. Dans les gorges mâles, il racle leur palet et s’élance avec force et fracas, chez les femmes aussi les r s’écorchent, peut-être avec moins de profondeur gutturale. À mon échelle et selon ma subjectivité, ce mot est empli de complicité, de respect, de douceur, et de fraternité. Ce mot c’est « Khouya », c’est le frère, mon frère, ton frère, et l’idée que nous sommes tous le frère ou la sœur de l’autre. Version trop candide, peut-être, je me suis plue à l’employer, parfois trop facilement au vu de mon interlocuteur. Et parfois avec quelques regrets, quand les sourires finissent par se ternir, sur le visage de l’autre et ou du mien. Quel bonheur de pouvoir dire « Khouya » quand l’occasion se présente, au sein d’une amitié franche, rare, mais aussi à celui à qui j’achetais chaque matin mon petit sac plastique de lait pour le café d’avant ouverture. « Khouya » résonne en moi, et si au fil des années le peu de vocabulaire d’arabe marocain que j’ai retenu s’estompe, c’est bien ce mot merveilleux et généreux que je n’oublierai pas. Quelques autres aussi, mais ce sont là de nouvelles histoires…
* Je me suis étonnée auprès de Thami qui m'avait corrigé l'écriture de Rhouya en Khouya. Pourquoi un "K" alors que Stéphanie parle de r qui s'écorchent. Voici la réponse du spécialiste : "Pas du tout, il ne s'agit pas d'un [r] ni d'un [R]. Mais d'une consonne uvulaire (réalisée au niveau de la luette ou voile du palais) non voisée. C'est l'équivalent de la jota de l'espagnol et que phonétiquement nous notons par un [x]. Les mots espagnols suivants : jefe, juicio, gimenez comportent à leur initiale ce son. Tu peux entendre la prononciation du mot trabajar (= travailler) ici : http://www.espagnol-online.de/grammaire/chapitre1/1_1_prononciation_c_ch.htm" Après 5 années aux Beaux-arts à Brest, où elle se découvre une passion pour la photographie, la gravure, et l'Image plus largement, Stéphanie Max fait un master en ethnologie, ce qui la conduit à la Maison de la Photographie à Marrakech où je l'ai rencontrée. Pour l'avenir, elle a des ailes qui vont la conduire encore plus loin et plein de projets ... |
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Cuisine imaginaire Pastilla aux fruits de mer
Les ingrédients (sur les photos les quantités correspondent à 2 pastillas) :
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Briser le poisson en petits morceaux. Ajouter les crevettes. Faire mariner dans un jus de citron.
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Ajouter le gingenbre en poudre (très utilisé au Maroc) et le poivre.
Ajouter le cumin. ![]()
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![]() L'ensemble prend une belle couleur jaune. Cela sent déjà très bon. Les verser dans la préparation en remuant bien. En fin de cuisson ajouter un filet d'huile. Remuer une dernière fois. ![]()
On fait une pause biberon pour Adam qui ne veut pas attendre la fin de la recette.... ![]()
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Sur un plat plat, disposer 3 feuilles de brick en éventail sans qu'il y ait de jour entre elles. Puis recouvrir l'ensemble avec une autre feuille. La tapisser de garniture.
![]() Retourner les feuilles de brick sur les côtés en les coinçant en dessous pour bien fermer l'ensemble. Mettre une feuille sur le dessus pour avoir un bel effet lisse. ![]() La pastilla est prête à enfourner. C'est le moment pour un thé à la menthe. Le bruit du thé qui tombe dans le verre.... ![]() Finir la préparation juste avant de servir.
Décorer le dessus avec 3 belles crevettes (ou à défaut 3 rondelles de citron). Servir aussitôt avec une salade (c'est parfait avec une doucette).
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Bon appétit ! Samira est française d'origine marocaine. Née à Bordeaux. D'une maman qui fait divinement bien la cuisine. Quand son travail lui laisse un peu de temps, elle aime cuisiner pour de grandes tablées. |

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